“Des freins à la généralisation de l’usage des TICE sont relevés :
- Le partage des tâches et des ressources financières entre l’Etat et les collectivités territoriales est sujet à interprétation;
- Le pilotage d’ensemble est insuffisant: l’échelon central n’assure pas la cohérence des multiples initiatives;
- Les pratiques pédagogiques des enseignants ont encore peu évolué, en raison notamment de la fiabilité jugée insuffisante du matériel et d’un environnement organisationnel peu propice (horaires et programmes).
Les TIC ont en effet contribué à changer en profondeur de nombreux secteurs de la société. Partant de ce constat, le gouvernement a confié au cours du temps des responsabilités multiples à l’école : acquisition de la maîtrise de ces nouveaux outils par les élèves, réduction de la fracture numérique, utilisation des TICE pour faire évoluer les pratiques pédagogiques et les relations avec les élèves et les parents… Mais, aujourd’hui encore, il manque une définition claire des objectifs à atteindre. C’est pourquoi une évaluation des résultats, passés ou à venir, ne peut porter sur le système éducatif dans son ensemble.
Aujourd’hui, le système éducatif n’est pas en mesure de définir ses attentes en matière de TICE, sauf à les limiter à l’acquisition du B2i par les élèves. Dès lors, il n’est pas en mesure de tirer pleinement parti des possibilités offertes par l’usage des TICE. Certes, il ne s’agit pas d’attribuer aux TICE le rôle de remède miracle aux problèmes de l’enseignement, mais de créer un cadre d’action où les solutions qui ont montré leur utilité peuvent être déployées.”
In “Rapport sur la contribution des nouvelles technologies à la modernisation du système éducatif”, Pierre Lepetit, Jean-François Lesné, Anne-Marie Bardi, 2007.